BIENVENUE

20226568_10154855122308364_91635591_oLe travail de Cécile Durand-Mignard se démarque par son authenticité apprivoisée par des codes street bien à elle. Le pop urbain est né. Nourrie de culture artistique contemporaine, mais aussi classique, de street art, de graphisme, de numérique, de musique éléctronique, de création contemporaine, de l’esprit récup, Cécile Durand-Mignard travaille sur toile mais aussi sur des supports de récupération, panneaux réformés, ou bois recyclé..

 

 

Strates, expressionisme abstrait, Grafittis, Tags, ratures, collages, superpositions, représentations de poésies idéales, de hasards, de rencontres plastiques, d'où émergent des mots et des visages. Une façon de ramener le paysage urbain ainsi représenté à " l' espace du dedans. ".

 

“Je travaille parfois dehors, par collage, ou pour des commandes de particuliers mais pour moi, poser dehors nécessite de donner un sens à son travail par rapport au lieu... Ainsi je me suis essentiellement tournée vers les activités de The ArtFabric, un projet qui consiste à effectuer des interventions artistiques dans des communautés marginalisées du monde entier. Ce projet a fait d’ailleurs l’objet d’un ouvrage en 2016 “ le street art aux frontières de la société, dans toutes les bonnes librairies , (isbn 9782916097848 ) et d’un très bon reportage sur France 2”.

 

 

Big Mama la guerrière au sac chanel. Collage à Toulouse avec une piece de Mosko.2014

 

 

« Je ne suis pas dans le totalitarisme du mur, si les gens n'aiment pas, il peuvent l'enlever, il y a une certaine humilité dans le collage. »

 

La rue et l’esthétique des murs restent sa source d’inspiration. Beaucoup de couleurs et un résultat final qu’on croirait arraché à un mur auquel l’artiste aurait donné une seconde vie. Sauf que c’est dans son atelier qu'elle invente ses personnages et sa peinture.

 

“Ma peinture est influencée par le street art qui rendu familiers les surimpressions et surcharges, les coulures et déchirures, les débordements et décadrements, annoncés par l’abstraction lyrique, l’art brut, la photographie humaniste, les Nouveaux réalistes. Il a développé une contre-esthétique du palimpseste, du chantier et de la friche. Il a fait de l’abandon un motif de retrouvailles. Il a converti les marges négligées en centres d’intérêt. Et on devint sensible à la beauté d'une vielle porte. A l'esthétique d'une tache de couleur et d'un trait qui tremble”.

 

 

Itinéraire Biss, spray sur panneau de signalisation réformé 190X40cm 2017

 

 

 

Ses toiles s’entassent un peu partout, « je produis beaucoup », explique-t-elle, et son atelier fourmille de bombes de peintures. Ces bombes qu’elle a découvertes il y a une douzaine d’années, grâce à un ami graffeur. “Il m’a fait connaître le street art et m’a emmenée dans une boutique à Lyon qui vendait des bombes. C’était le pied total !”. Car depuis longtemps, elle cherchait les textures qui lui convenaient. Après l’acrylique et le mélange des matières, elle découvre donc la peinture à la bombe. Elle l’utilise sur des pochoirs ou les vide dans un pot pour peindre au pinceau. Elle aime superposer les motifs, les couleurs et les coulures. “J’aime l’idée de la pièce unique qui n’est ni lisse, ni normée, ni parfaite”, analyse-t-elle. Ses références foisonnent : la BD, le graffiti, le pop art, les grands classiques ou encore la calligraphie.

 

 

CDM André Paraisopolis 21 sept 14 5(1)

Big mama, une femme traditionnelle façe à la société de consommation est une série commencée depuis 2015, des personnages portent leur fardeau, des déchets atomiques, des armes ou des objets de luxe et d'abondance. La série continue depuis.
Cette version collée dans la plus grande favela de Sao Paulo, Paraisopolis (ville Paradis!) fût ressentit autrement par les jeunes habitants de la favela, qui, tout en étant très pauvres, se baladent avec des symboles de luxe, motos neuves, chaines en or, iphones etc...souvent volés ou résultat de trafic divers et attentent leur séjour en prison comme un passage normal.
Le message de cette guerrière au sac Chanel comme dénonciation ironique ne l 'est que quand on ne manque de rien, mais au fond qu 'est ce qui est essentiel ? 

photo E.Marechal pour street art without border

Les messages sont sous-jacents, et avec pas mal de portraits d’enfants aussi, car ils sont l’avenir...C ‘est d’ailleurs paradoxal car à mon sens l'humanité est bien la pire des espèces. La planète se passera très bien de nous quand nous nous serons tous entretués. Mais je la peins quand même ! ET  delà des questionnements esthétiques propres à la peinture comme le graphisme, la matière, les couleurs, l'espace, produire des images c 'est aussi travailler sur le sens...Une fois, la signification d'une image était si intense que les passants en ont enlevé une partie....pour alléger l'évocation de la guerre. Pour moi , l'art a aussi ce pouvoir là ".

Portraits avec regards accusateurs,critique de la société de consommation,l'artiste nous parle de notre époque et de ses complications.

 

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03-02-16

Artworks 2016

"Le travail de Cécile Durand-Mignard  se démarque par son authenticité apprivoisée par des codes street bien à elle. Le pop urbain est né.  Nourrie de culture artistique contemporaine, mais aussi classique, Cécile Durand-Mignard vit et travaille à Nîmes. "Recouvrir, effacer, remettre, travailler les couches est au coeur de son travail. Et c'est ce qui l'a poussée vers la rue. Après avoir cherché et testé un tas de matières, elle a un coup de cœur pour la bombe, puis se met ensuite au pochoir et au collage. « Je ne suis... [Lire la suite]